Nous héritons du cœur des gens et du noren ; nous créons un bol à la fois nostalgique et nouveau.
— Vers les 100 ans de Nakamichi.
Issu d'un chuka soba né à Kichijoji (Tokyo), BASE NAKAMICHI fait grandir une famille de marques au Japon et au Canada. Chacune a son caractère propre, mais toutes sont unies par un même esprit, une même lignée.
Kichijoji, Tokyo, 1956. La fondatrice Kazue Takeishi, arrivée de Wakayama avec ses filles, s'installe dans la rue Nakamichi, alors encore en terre battue (elle était arrivée en ces lieux en 1954). Reprenant une échoppe de soba qui l'avait précédée, elle la rebaptise « Nakamichi » et accroche le noren d'une petite table chinoise. Tout a commencé ici.
La vapeur et le parfum de sauce soja sur un chemin de terre, les voisins passant sous le noren. L'une de ses filles, Mitsuko — future deuxième génération — tenait le comptoir après l'école, encore adolescente. Avec l'essor de l'après-guerre, le quartier s'anime : la maison vit au rythme des plats du jour, puis des habitués venus trinquer. Au fil des époques, elle n'a jamais cessé de servir ses bols.
Cette chaleur a traversé l'océan jusqu'à Montréal — et revient aujourd'hui à Kichijoji. Soixante-dix ans après la fondation, elle se transmet encore.